Mairie de la Canourgue - 04 66 32 81 47

D’hier à aujourd’hui…

Epoque Préhistorique

Les premières traces d’une présence humaine en Lozère datent du Paléolithique (250000 à 8000 avant J.C) On a retrouvé dans une grotte proche du château de La Caze un joli biface de cette époque.

 

Au Néolithique (de 5500 à 1800 avant J.C)

La Canourgue comme tout le Causse de Sauveterre, a connu une importante occupation dés l’époque préhistorique, ainsi qu’en témoignent les nombreux monuments mégalithiques, dolmens ou menhirs et le matériel lithique très abondant trouvé à proximité immédiate du village. Le chasseur devient progressivement agriculteur et éleveur.  (dolmen du Chardonnet à Auxillac, rocher ruiniforme de La Roquette …)

 

A l’Age de bronze (de 1800 à 700 avant J.C)

L’alliage de cuivre et d’étain fournit des outils et armes plus élaborés. On a trouvé des traces de cette époque dans les grottes du Malpas aux abords du Sabot de Malepeyre.

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A l’Age de Fer (700 ans avant J.C)

On assiste à un essor démographique qui conduit à la maîtrise du territoire. Les cavernes sont délaissées pour une existence en plein air. Des sites de hauteur se couvrent de fortifications. L’essentiel de l’activité reste agro-pastorale, on, décèle les indices d’un artisanat lié à la métallurgie du fer et du bronze. L’habitat du Clapio à Banassac date de cette époque.

 

A l’époque gallo-romaine

la cité importante était Banassac, située à 1 km à l’Ouest. Banassac fut, aux 1e et 2e siècles de notre ère, l’un des principaux centres de fabrication de poteries. Elle exportait sa production dans tout l’Empire romain. Plusieurs fours ont été retrouvés sur son territoire en limite de La Canourgue. Il en existe probablement aussi à La Canourgue même, mais aucune fouille n’a pu être réalisée dans le secteur intéressant.

 

A partir du 8e ou 9e siècle

Les invasions des Normand et Sarrazins obligent les paysans à se donner des défenseurs (les seigneurs) et à construire des retranchements autour de leur village. Ainsi naissent les châteaux-forts comme Montjézieu.

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Deux châteaux forts ont été construits à La Canourgue pour protéger la cité. Implantés sur la barre rocheuse qui verrouille la vallée, à 200 mètres à peine l’un de l’autre. Le château St Etienne et Tour de l’Horloge reliés directement au Fort St Amans. Le Fort fut démantelé sur ordre de Richelieu et les fondements agrippés au Rocher surplombant la rue neuve servent d’assise à une statue de  la Vierge. Le village s’entoure de fossés où passera l’Urugne et de murs dont le tracé existe encore (Tour de Ville).

 

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Le Gévaudan eut 5 monastères d’hommes, peuplés de moines bénédictins dont un à La Canourgue . Cette abbaye dotée et protégée par les Seigneurs du Gévaudan prospéra et c’est probablement ente 1060 et la fin du 12e siècle que l’église actuelle a remplacé le monastère. L’abbaye Saint Martin qui regroupait une douzaine de chanoines  (en patois local « Canoungié », d’où est venu le nom de La Canourgue ) fut cédée par l’évêque de Mende à l’Abbaye Saint Victor de Marseille. C’est alors que fut édifiée l’église actuelle, une magnifique construction de style roman : elle était sans doute à l’époque la plus grande du Gévaudan avec celle de Mende, siège de l’Evêché.

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  A la fin de IXe, l’Empire Carolingien s’effrite et devient la proie d’aventuriers et d’envahisseurs. Abritée derrière ses murs et défendue par les châteaux St Etienne et St Amans la ville croît de jour en jour. Comme tout le Gévaudan, elle connut à peu prés sans interruption pendant prés de 1000 ans, troubles, batailles entre seigneurs locaux, passages des « grandes compagnies » ou autres bandes armées, inondations catastrophiques, guerres de religion…..  Malgré cela, la vie continuait, les maisons étaient reconstruites sur les ruines de celles qui avaient été détruites et l’activité économique ne s’arrêtait pas.

Dans les siècles qui suivront, la ville aux ruelles étroites débordera son enceinte à ses deux sorties le Portal et Le Portalou.  La rue Callongue étirera sous une falaise propice à la défense, des maisons pittoresques où les marchands tiendront boutique pour les pèlerins se rendant à la Chapelle St Frézal.

 

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Au Moyen-Age

la cité prospéra autour de son monastère, de ses châteaux  et le long de ses nombreux cours d’eau. Ces derniers lui permettent de développer une économie particulièrement florissante.

Il existait déjà plusieurs moulins à roues verticales mais surtout horizontales assurant 3 productions:

  • la farine panifiable et la farine destinée à l’alimentations des animaux
  • L’orge perlée
  • l’huile de noixDSC02977

 

 

 

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Acte de paréage

Charte qui réglera jusqu’en 1789 l’organisation administrative et judiciaire du Gévaudan. Pour concrétiser cet acte :

Les armes de la ville sont depuis cette époque « au premier, d’azur à une fleur de lis et demie d’or qui est de France, Au deuxième, d’argent a un lévrier courant en bande de sable au collet d’or qui est de Canilhac »

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Renaissance

La draperie connait un grand essor. Les enrichis du négoce forment une nouvelle bourgeoisie et dotent  la cité de somptueuses demeures de style Renaissance. Son passé industriel non négligeable, repose sur l’énergie hydraulique : filatures et tissages, mégisseries et tanneries qui se sont installés au bord de l’eau et on peut voir encore leurs hautes façades se dresser au-dessus de l’Urugne. Chaque foyer possédait une quenouille ou un rouet. On fabriquait des serges, des cadis, des toiles de coton très estimées. Une particularité canourguaise était la fabrication de cadis refoulés ou abioux (pièces d’étoffe grossières tissées très serrées pour les rendre imperméables), et destinés aux doublures d’habits des troupes. Les canaux permettent de laver en grande quantité la laine des moutons du Causse, mais aussi celle importée d’Espagne ou du Levant pour répondre à la demande. On pense que ce trafic fut à l’origine de la Peste de l’année 1721 qui fit son apparition à Corréjac et décima les deux-tiers de la population.

 

C’est vers la fin du 18e siècle que laDSC02959 Canourgue commença à décliner, durement touchée par  la crise du textile, due à la concurrence des draps anglais

Il faut attendre 1890 pour voir la ville réorienter son économie, toujours à partir de ses richesses locales : les nombreux troupeaux et l’eau. La cité devenait la ville du travail de la peau. Les familles revinrent au bourg pour exercer la profession parfois à domicile, de gantier, mégissier, tanneur, négociant ou couturière. Les peaux et basanés servaient à la fabrication de chaussures, gourdes , ceintures médicales, selles ou  objets divers.  Mais cette industrie s’éteint à son tour vers la moitié du 20e siècle, les eaux de l’Urugne retrouvent leur limpidité. Les moulins sont aussi désaffectés et remplacés par des minoteries sauf un qui servira à la création d’une centrale micro hydraulique fournissant l’électricité au village.

 

 

Pays de Vigne 

Avec sa  faible altitude 563 m et ses nombreux côteaux bien exposés la cité était riche en vignes, ce qui apportait aux paysans un revenu appréciable.La vallée de l’Urugne et du Merderic, les argiles rouges des Clauzes ont porté des vignes bien avant le 16e siècle. A la fin du 19e La Canourgue avait 160 vignes, 130 entre les deux guerres. Vers 1945, 3 bouilleurs de cru s’installaient chaque automne sur le Pré Commun avec leurs alambics et distillaient chaque jour 80 à 100 litres d’eau de vie chacun. En 1970, il n’y avait plus qu’un seul distillateur. Aujourd’hui la viticulture a pratiquement disparu.

Vers 1850, on plante des mûriers et on cultive le ver à soie.

 

En 1972, La Canourgue, La Capelle, Montjézieu et Auxillac ont décidé de fusionner pour assurer une gestion plus économique et une meilleure coordination, doublant ainsi la superficie du territoire communal.

Aujourd’hui l’activité renait, elle est d’abord basée sur l’agriculture, qui profite de la proximité des caves de Roquefort, de la Bergerie Lozérienne à La Tieule, la laiterie du Massegros, et a su faire un élevage de qualité et des productions biologiques. La Canourgue et ses environs connaissent un essor démographique grâce aussi à l’implantation d’entreprises modernes , Sirail, Bienmanger.com,… L’eau demeure importante et permet l’implantation de 2 piscicultures et d’un lycée piscicole.

Le rôle de chef-lieu de canton est primordial, par ce qu’il implique d’activités administratives.

Autre moteur de l’activité locale, le tourisme très actif sur le secteur. Ce tourisme est tout d’abord du à la beauté de la région,  il a été amplifié et soutenu par la construction de nombreux équipements. La proximité de « La Méridienne » Autoroute A75 à 2 kms ainsi que le viaduc de Millau sont des facteurs très favorables à ce développement économique et touristique.

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